Un pompier lutte contre un incendie dans la forêt de Fontainebleau, à Noisy-sur-Ecole, en Seine-et-Marne, le 14 juillet 2026 ( AFP / Dimitar DILKOFF )
Un homme de 46 ans suspecté d'avoir voulu provoquer un incendie a été interpellé mardi soir sur un parking de Fontainebleau et placé en garde à vue, a-t-on appris mercredi de source policière.
L'homme est soupçonné d'avoir forcé le ruban pour se stationner sur ce parking interdit au public et de nombreux papiers journaux froissés et un briquet ont été retrouvés dans son véhicule, a-t-on précisé de même source.
La procureure de Fontainebleau a indiqué mardi soir lors d'un point presse que quatre personnes restaient en garde à vue dans l'enquête sur les incendies qui ont parcouru quelque 2.050 hectares en deux jours dans la forêt de Fontainebleau.
Un incendie dans la forêt de Fontainebleau, le 14 juillet 2026 à Noisy-sur-Ecole, en Seine-et-Marne ( AFP / Dimitar DILKOFF )
Parmi celles-ci, deux hommes interpellés lundi ont reconnu les faits: un pompier volontaire à Fontainebleau qui a avoué avoir "mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence", et un autre homme qui a admis "avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette" sur un autre lieu de départ de feu, selon la procureure, Diane Ngomsik.
Les deux hommes, nés en 2007 et sans antécédent judiciaire, sont suspectés de départs de feux distincts lundi, à Arbonne-la-Forêt pour le premier, et dans le secteur de la Faisanderie, près de la ville de Fontainebleau, pour le second.
Deux autres personnes ont quant à elles été placées en garde à vue mardi matin pour l'incendie qui a démarré dimanche autour de l'A6, occasionnant la fermeture d'un tronçon de l'autoroute et qui a ravagé environ 1.600 hectares en 48 heures.
Concernant ce sinistre, "l'hypothèse d'un départ de feu susceptible d'être lié à des travaux réalisés à proximité immédiate de l'autoroute A6 fait l'objet de vérifications approfondies", avait souligné la procureure dans un communiqué mardi, rappelant que le parquet explore "toutes les hypothèses, tant accidentelle que volontaire".
Enfin, deux autres personnes avaient finalement vu leur garde à vue levée mardi après-midi car la justice n'avait pas "assez d'éléments à ce stade", selon la magistrate.

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